Pensées de sac à main
J’ai la situation en main.
Je contrôle mon espace et son contenu
Ma poche inoccupée.
Où ses articles que j’héberge, une douzaine de bricoles.
Je sais toujours ce que je possède ou ce qui n’est pas là et qui me manque.
A celui qui observe ma physionomie, je peux paraitre insignifiant ou naïf.
Mais celui qui m’inspecte de plus près, me trouvera presque enchanteur et digne de grands voyages.
Un vrai compagnon d’amour et de réconfort, de reconnaissance, d’intimité.
De ma maitresse et des ses biens, j’ai connu de telles étreintes, un tel tumulte amoureux.
Elle m’embarque pour gravir mille marches, tenant toujours bon et sans jamais faire semblant.
Je suis là surtout pour la calmer, la pondérer, être témoin.
Elle explore parfois mon âme à la recherche de choses essentielles, comme des crayons de maquillage et des miroirs que je chéris par-dessus tout.
Elle fouille à l’intérieur de moi et pénètre mon espace sacré.
Rempli de crayons de maquillage et de miroirs,
Je suis le sac à main de ma Dame.
d’après David Roby